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Peu de fusées donc, mais relativement modulables (par exemple par adjonction avant le tir, d'un détonateur pour pouvoir faire détoner des obus au TNT, ou d'une petite charge relais servant de retard de quelques centièmes de secondes).
Les modèles sont simples et peu variés, mais les matériaux utilisés étaient relativement nobles, si bien que les fusées françaises que l'on retrouve de nos jours sont peu impressionnantes mais en relatif bon état.
Les appellations sont relativement simples, indiquant le plus souvent le diamètre externe de la fusée, celui de son filetage, et l'année de conception voire de révision.
Fusée 25/38 Mle 1875 |
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L'après guerre de 1870, qui avait vu les Armées de l'Empereur Français Napoléon III défaites par celles du jeune Ier Reich Allemand, coïncida en France avec de nombreux développements de technologie militaire, particulièrement dans le domaine de l'artillerie, et plus particulièrement des fusées.
Les anciennes fusées percutantes Desmarest (1859) et Tardy (1860) furent peu à peu remplacées par une nouvelle génération de matériel plus perfectionné. Les principes de ces nouveaux systèmes percutants Henriet (1874), Budin (1875), Siège et Montagne (1878), Saussier (1887) et Robin (1888), dotées de mécanismes d'armement et de precussion de plus en plus fiables, seront par la suite utilisés dans les fusées du XXe siècle. La fusée percutante de 25/38 mm Système Budin, modèle 1875 présentée ici possédait un porte amorce mobile, bloqué en position basse par une masselotte maintenue en place par une lame de laiton formant saillie, et séparée par un ressort de sureté du rugueux fixé dans le bouchon de tête. Au départ du coup, l'inertie projetait la masselotte vers le bas, les lames de laiton se comprimaient et laissaient le porte-amorce y pénétrer. Ainsi armée, l'amorce n'était plus séparée du rugueux que par le ressort de sûreté. Au moment du choc d'arrivée, l'ensemble maintenant solidaire masselotte / porte-amorce était projeté vers l'avant, comprimait le ressort de sureté, et venait heurter le percuteur, déclenchant l'explosion. Le bouchon de tête porte-rugueux était entaillé d'une gorge de rupture, au niveau de laquelle la tête pouvait éventuellement se sectionner à l'impact sans perturber le fonctionnement. Lorsque cette fusée était armée, une simple chute de 50 cm suffisait à la faire fonctionner. |
Fusée 25/38 Mod 75. Inscriptions : 'CP - 74', et deux petits 'B' sur le dessus du cône. |
Fusée 25/38 Mod 75. La même pièce, montrant le bouchon de tête |
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Fusées 25/38 Mod 75. La seconde fusée porte l'inscription : '77' |
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Fusées 25/38 Mod 75. Vue du dessus |
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Fusées 25/38 Mod 75. Vue arrière montrant le canal de communication de la flamme |
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Fusée 25/38 Mod 75. Schéma de fonctionnement |
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Fusée 25/38, 30/45 et 40/55 Mle 1878-81 et 1878-92 |
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Conçue pour l'artillerie de siège et de montagne ('S.M.'), dont le réglage des tirs courbes impliquait l'emploi de charges propulsives variables, la fusée percutante Siège et Montagne (S.M.) modèle 1878 était construite pour s'armer avec la même sécurité à forte ou à faible charge. De même, elle fonctionnait à l'arrivée en explosant même pour de faibles vitesses.
Pour ce faire, la masselote était plus massive, et le système d'armement était mixte : agrafe d'armement pour les faibles charges, stries d'armement sur le porte-amorce pour les fortes charges. Elle équipait principalement les projectiles des
La version 1878 originale évolua en 1881 (fusée percutante Siège et Montagne (S.M.) modèle 1878-81) par l'apparition an tête d'un bouchon porte-rugueux. Plus tard, en 1892, une version modifiée (fusée percutante Siège et Montagne (S.M.) modèle 1878-92) apparut, reconnaissable à son bouchon porte-rugueux de plus faible diamètre. Une variante du modèle 1878-81 fut construite, à tête cylindrique plutôt que tronconique et ressort de sécurité renforcé, destinée à armer les projectiles des
Il existait, pour cette fusée percutante de type Siège et Montagne dans ses 3 évolutions successives, des variantes de taille différente pour armer des obus d'oeil de diamètre différent :
Très sensible, elle devait être manipulée avec précaution, puisqu'elle s'armait pour une chute d'une hauteur de 3 à 4 mètres ! |
Fusée 30/45 Mod 78-81 trouvée à Massiges (Champagne). Remarquer la double enveloppe explosée. Le filetage visible est celui de la gaine du détonateur ECP 12-14 dans lequel est vissée la fusée. Inscriptions : '30 45' - 'Mle 78 81' - '82' - 'ECP R 6 08' |
Fusée 30/45 Mod 78-81. Vue du dessus. Traces de peinture rouge en fond de trait de vis, typique des fusées de modèle 81 non modifiées 1915 (peintes en noir). Inscriptions : '81' |
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fusée 30/45 Mod 78-81. Une collection de fusées de différents projectiles |
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Fusée 30/45 Mod 78-81. Vue du dessous : les restes de l'enveloppe du détonateur sont en métal rouillé, ceux de l'enveloppe de la charge de la fusée en métal brillant |
Fusée 30/45 Mod 78-81. Exemplaire vraisemblablement monté sur une ogive de crapouillot (diamètre approximatif 110 mm). Ogive et fusée sont déformées par le choc |
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fusée 30/45 Mod 78-92. La variante 92, reconnaissable à son bouchon de moindre diamètre, est plus rare. |
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Fusée 25/38 Mod 78-81. Variante de cette fusée pour obus à oeil de 25 mm. Exemplaire d'instruction |
Fusées 30/45 Mod 78-81 et 25/38 Mod 78-81. Ces deux exemplaires d'instruction ne diffèrent que par la taille du filetage (30 ou 25 mm) et de la base du cône (45 ou 38 mm) |
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Fusée 30/45 Mod 78-81. Exemplaire encore sur ogive, un 'champignon' français, partie d'un obus de bon calibre (voir épaisseur des parois), trouvé à Massiges (Champagne) |
Fusée 30/45 Mod 78-81. Schéma d'époque |
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Fusée 24/31 Mle 1899 et 1899-08 |
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Modèle de base des fusées percutantes françaises, le design de la fusée-détonateur percutante de 24/31 modèle 1899 était simple, et donc robuste. Il s'agissait en fait d'une évolution de la classique fusée percutante de 22/31 modèle 1888, système 'Robin' (son inventeur), dont la sécurité d'armement était doublée par un mécanisme complémentaire inventé par Lejay.
La coiffe supérieure, un capuchon d'acier relativement épais, contenait le système complémentaire d'armement 'Lejay' (masselotte + ressort + agrafe). Le système percutant classique de type 'Robin', avec son propre mécanisme d'armement, se trouvait au centre, et allumait la charge située en queue, dont on démultipliait la force détonante par adjonction d'un détonateur, éventuellement lui-même inséré dans une gaine-relais. Elle équipait la plupart des projectiles explosifs de calibres variés :
Les deux variantes ne sont pas distinguables extérieurement, sauf lorsque la peinture du capuchon de sécurité est toujours visible : vernis blanc pour ma Mle 99, et vernis noir pour la Mle 99-O8. |
Fusée 24/31 Mod 99 ou 99-08. Profil classique, petite pièce que l'on trouve encore en nombre sur les champs de bataille |
Fusée 24/31 Mod 99 ou 99-08. Remarquer le trait de vis sur la coiffe en acier, qui permettait de démonter le système d'armement |
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Fusée 24/31 Mod 99 ou 99-08 : détail des inscriptions d'origine sur un exemplaire délicatement nettoyé |
Fusée 24/31 Mod 99 ou 99-08. Beaucoup de fusées de ce type trouvées sur le terrain ont perdu leur coiffe en acier, dans laquelle se trouvait le système d'armement |
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Fusée 24/31 Mod 99 ou 99-08. Exemplaire trouvé en Champagne et nettoyé. Charge-relais dévissée |
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Fusée 24/31 Mod 99 ou 99-08. Exemplaire trouvé en Champagne et nettoyé. Charge-relais vissée à sa base |
Fusée 24/31 Mod 99-08 (avec retard de 0,05 s). Schéma d'époque |
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Fusée 24/31 Mle 1899-1915, système Robin |
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L'emploi des fusées percutantes précédentes (24/31 Mle 1899 et 1899/08) présentaient certains inconvénients dans des cas précis d'utilistation :
Il existait un modèle sans retard, un modèle avec court retard de 0.05 secondes, et un modèle à long retard de 0.15 secondes. Ces modèles sont indicernables (si le marquage a disparu), à moins que la peinture de la tête plate soit encore visible : noir pour la fusée CR, blanc pour la fusée SR. Cette fusée équipait la plupart des projectiles explosifs de calibres variés :
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Fusées 24/31 Mod 99-15. Modèle initial et second modèle côte à côte |
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Fusée 24/31 Mod 99-15. Modèle initial, un bouchon massif remplace la coiffe en acier du système de sécurité |
Fusée 24/31 Mod 99-15. Second modèle, tête monobloc massive avec vis d'accès au rugueux |
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Fusée 24/31 Mod 99-15. Premier modèle, vue du rugueux |
Fusée 24/31 Mod 99-15. Second modèle, vue du rugueux |
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Fusée 24/31 Mod 99-15. Premier modèle, douille porte amorce-démontée |
Fusée 24/31 Mod 99-15. Schéma moderne |
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Fusée 24/31 Mle 1914 |
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Inventée par Mr Peuch, cette fusée-détonateur percutante I de 24/31 modèle 1914 était une évolution importante du modèle 1899. Le principe novateur était un nouveau système d'armement différé par inertie, basé sur une pièce de sécurité bloquée par une goupille en étain, pouvant s'escamoter en coulissant sur une rampe hélicoïdale qui était également usinée sur le porte-amorce.
Ce mouvement permettait de raccourcir la masselotte au départ, ce qui dégageait l'amorce percutante précédemment masquée, la rendant accessible au rugueux fixé à la tête de la fusée par un bouchon. Ce dispositif assurait un fonctionnement plus rapide que la fusée modèle 1899, explosant généralement lorsque l'ogive était enfoncée dans le sol. La charge explosive embarquée était un détonateur de 2 grammes de fulminate. Cette fusée équipait principalement les projectiles des
Toutefois, ces fusées ne pouvaient pas être utilisées avec les crapouillots, le choc de départ ne permettant pas de faire fonctionner le mécanisme d'armement. |
Fusée 24/31 Mod 1914. Autre profil classique des champs de bataille. La plupart des fusées trouvées sur le terrain ont perdu leur bouchon porte-rugeux, qui n'était pas vissé, mais maintenu par des billes en serrage |
Fusée 24/31 Mod 1914. Bel exemplaire bien nettoyé, équippé de son détonateur (vide !) |
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Fusée 24/31 Mod 1914. Détonateur démonté. |
Fusée 24/31 Mod 1914. Très bel exemplaire, monté dans une ogive d'obus inconnu de diamètre 75mm |
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Fusée 24/31 Mod 1914 sur ogive |
Fusée 24/31 Mod 1914. Schéma d'époque |
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Fusée 24/31 Mod 1914 avec charge relais. Traces de peinture rouge encore visibles. |
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Fusée de 24/31 Schneider |
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Les fusées à armement par force centrifuge présentaient souvent deux inconvénients : le risque était grand que la vitesse de rotation soit suffisante pour que l'armement se produise alors que l'obus était encore dans le canon, et il se pouvait aussi au contraire qu'au cours du vol, le système se désarme par ralentissement de cette même vitesse.
Cette fusée-détonateur percutante de 24/31 modèle 1916, système Schneider possédait un dispositif de sécurité basé sur des ensembles ressorts-masselottes qui maintenait serrés les segments d'armement à force centrifuge pendant la phase d'accélération, c'est à dire dans le canon, et les bloquait en position écartée en phase de vitesse constante. Ce mécanisme était très précis, et ne fonctionnait qu'à des vitesses de rotation > 12000 tours/minute. Il était donc primordial de ne les employer qu'avec le canon de 75.La charge explosive embarquée était encore un détonateur de 2 grammes de fulminate. Cette fusée équipait principalement les projectiles des
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Fusée Scnheider. Un exemplaire de ces fusées percutantes françaises que certains collectionneurs appellent des 'chapeaux chinois' |
Fusée Schneider. Autre vue |
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Fusée Schneider. Cette vue met en évidence le trou qui servait à insérer la goupille |
Fusée Schneider. Vue arrière, le mécanisme de mise à feu et les charges relais ont été volatilisés |
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Fusée Schneider sur ogive de 75 mm |
Fusée Schneider. Schéma d'époque |
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Fusée 24/31 Mod 1916 Peuch-Remondy |
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Le développement de l'artillerie de tranchées, les fameux 'Crapouillots', induirent le besoin de matériels robustes et peu sensibles aux conditions d'humidité et de salissure de la première ligne. C'est un certain Capitaine Rémondy qui inventa cette variation de la fusée-détonateur percutante 24/31.
Cette fusée-détonateur percutante de 24/31 modèle Peuch-Rémondy 1916 présentait la particularité de ne comporter aucun orifice vers le mécanisme interne. Une fois montée sur son ogive, la fusée était donc étanche. En conséquence, il était nécessaire que le mécanisme de sécurité soit à la fois sensible (les accélérations de démarrage des projectiles de lance-mine sont relativement faibles), et résistant aux chocs (manipulation des torpilles dans les tranchées...), sans avoir de pièce de sécurité de type goupille ou vis actionnable avant le départ. Ce mécanisme, basé sur des rotations de rampes hélicoïdales, réalisait ce challenge. Cette fusée équipait principalement les projectiles des
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Fusée 24/31 mod. P.R. 1916. Cette fusée est encore montée sur la partie supérieure d'une ogive d'artillerie de tranchée, aplatie par l'explosion, mais reconnaissable à la finesse de sa tôle. |
Fusée 24/31 mod. P.R. 1916. Vue rapprochée : ni marquages ni orifices |
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Fusée 24/31 mod. P.R. 1916. La partie supérieure d'un détonateur est encore vissée sur cet exemplaire |
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Fusée 24/31 mod. P.R. 1916. Traces d'inscription sur le cône |
Fusée 24/31 mod. P.R. 1916. Schéma d'époque avec un détail des rampes hélicoïdales |
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Fusée Mod 1915 pour obus Schneider |
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Cette fusée-détonateur de tête percutante modèle 1915 pour obus de moyen calibre Schneider Française est atypique sur plusieurs points. Le calibre de son filetage (47,5 / 55 mm) est spécifique à l'obus Schneider de 105 mm mod 1913, sa forme et son poids sont inhabituels, et enfin c'est la seule fusée Française à être dotée d'une sécurité pyrotechnique.
Située en tête de la fusée, sous le bouchon, la sécurité pyrotechnique fonctionnait comme celle de plusieurs dispositifs Allemands : un concuteur venait au départ du coup percuter une amorce qui enflammait un grain de poudre. La disparition de celui-ci libérait les mouvements d'un piston qui calait au repos la lourde masselotte du système percutant. Le système percutant était, aux dimensions près, celui, à armement centrifuge, de la fusée de 24/31 Mod 1916 système Schneider présentée plus haut. La fusée était hermétique et donc l'absence d'orifice d'échappement des gaz de combustion du système de sécurité pyrotechnique était compensé par une chambre de détente interne. Cette fusée équipait exclusivement les obus explosifs Schneider des
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Fusée Schneider pour moyen calibre. Seule la partie haute a survécu : le filetage de 47,5 mm a été arraché. |
Fusée Schneider pour moyen calibre. Vue arrière qui vaut pour une coupe au niveau du filetage |
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Fusée Schneider pour moyen calibre. Deux exemplaires, l'un est encore en place sur un reste d'ogive d'obus Schneider de 105 mm |
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Fusée Schneider pour moyen calibre. Vue du dessus, avec le bouchon vissé porte-sécurité pyrotechnique |
Fusée Schneider pour moyen calibre. Schéma d'époque |
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Fusée I.A. modèle 1915 et I.A.L. modèle 1916 |
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La fusée 'Instantanée Allongée' fut conçue pour favoriser au maximum les effets de surface des obus explosifs, en provoquant leur éclatement dès que la pointe de la fusée touchait le sol. Elle devait faire mieux que la fusée instantanée modèle 1914.
Ces obus ne faisaient pratiquement aucun entonnoir, et leurs effets sur l'infanterie étaient dévastateurs... L'armement de la fusée I.A. mod 1915 se faisait par force centrifuge, éjectant pendant le vol deux demi-bagues en laiton sous le chapeau, bloquées avant le tir par un ruban de tissu ou une coiffe en étain. A l'impact, le chapeau actionnait une tige qui sectionnait une petite goupille et faisait entrer en contact le rugueux avec l'amorce, reliée par du cordeau détonant à la charge principale. Elle équipait principalement les projectiles des
Son emploi nécessitait de grandes précautions : son bon fonctionnement dépendait du sens et de la vitesse de rotaion de l'obus (les fusées destinées aux canons rayés à gauche étaient colorées en rouge, les autres restaient incolores), elle était sujette à des déclenchements intempestifs en cas de décélération brutale dans l'âme du canon, et sa forme affectait la portée de l'obus, qu'il fallait corriger selon une table spécifique. En 1916, un modèle modifié I.A.L. Mle 1916 fut fabriqué. Le principale changement était la disparition du long cordeau détonant axial, trop dangereux, au profit d'un canal de communication du feu d'une amorce au fulminate logée en tête. |
Fusée Instantanée Allongée I.A. mod 1915, trouvée en Champagne et nettoyée. Ruban de sécurité encore en place. |
Fusée ' I.A. mod 1915' encore montée sur son obus explosif de 75 (Champagne) |
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Fusée ' I.A. mod 1915' : détail du chapeau maintenu par sa demi-bague en laition, elle-même bloquée par une spirale de tissu |
Fusée ' I.A. mod 1915' : détail de la base, charge-relais démontée |
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Fusées I.A. mod 1915 et I.A.L. 1916 : Vue montrant l'une des différences entre les deux modèles. Pas de vis mâle pour le détonateur du modèle 1915 (à gauche), femelle pour celui du modèle 1916 (à droite) |
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Fusée ' I.A.L. mod 1916' : Cet exemplaire a souffert, mais cette coupe permet de voir le logement de la longue tige du percuteur |
Fusée ' I.A. mod 1915'. Schéma d'époque |
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Fusée T.C.A.L. Mle 1917 et 1918 |
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Le profil long de la fusée instantanée allongée I.A. et I.A.L. apportait quelques inconvénients. En particulier, cette longue pièce tendait à déstabiliser la trajectoire des obus qu'elle équipait. De plus, à l'arrivée, un choc trop tangeantiel pouvait tordre la fusée et en empêcher le fonctionnement.
Aussi, en 1917 apparut la fusée T.C.A.L. Mle 1917, nettement plus courte, mais reprenant les principes de fonctionnement interne de la fusée I.A.L. Ici aussi, l'armement était réalisé par déroulement d'un ruban spiralé sous l'action de la rotation de l'obus (système 'Lefèvre'), la tète arrondie du percuteur était solidaire un long crayon percuteur axial qui venait percuter une amorce, déclenchant le détonateur. Une goupille traversant la tête du percuteur prévenait des déclenchements en vol sous la pression de l'air, et était cisaillée par le choc. Cette fusée équipait principalement les projectiles des
Il n'y avait qu'un sens de rotation, et comme sa grande soeur, était avant le tir recouverte d'un capuchon d'étain. Quoique ne fonctionnant qu'un peu plus près du sol, elle donnait satisfaction. |
Fusée Instantanée TCAL. Une bague-masselotte en laiton recouvre encore le ruban spiralé en tête de la pièce. |
Fusée Instantanée TCAL. Vue du dessus. La tête de ce modèle est en laiton. Il en existait en acier. |
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Fusée Instantanée TCAL. Vision de l'arrière. Inscription 'M' sur la bague de laiton sous la tête du percuteur |
Fusée Instantanée TCAL. détonateur démonté, voir à la base du corps de la fusée la pointe du percuteur qui affleure |
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Fusée Instantanée TCAL. Détonateur (vide) démonté/font> |
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Fusée Instantanée TCAL, accompagnée sur la gauche d'une de ses descendantes, la TCAL de 1926 |
Fusée Instantanée TCAL. Schéma d'époque |
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Fusée RY 24/31 modèle 1917 |
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Le fonctionnement des fusées instantanées à armement par spirale (voir ci-dessus - "IAL") étaient dépendantes de la vitesse de rotation du projectile, et modifiaient sensiblement les propriétés ballistiques des obus.
La fusée instantanée développée en 1917 par Remondy (Fusée RY 24/31 modèle 1917) devait résoudre ces différents problèmes, en utilisant un mécanisme d'armement par refoulement d'une bague masselote au départ de l'obus, mettant l'amorce à portée de la tige du percuteur. Cette fusée équipait principalement les projectiles des
De petites quantités de ces fusées furent produite en version retardée (0,05 et 0,15 secondes) |
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Fusée Instantanée RY 24/31 modèle 1917. Vue latérale |
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Fusée Instantanée RY 24/31 modèle 1917 - détail de la tête |
Fusée Instantanée RY 24/31 modèle 1917 : détail de la base |
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Fusée Instantanée RY 24/31 modèle 1917, trouvée en Champagne et nettoyée. |
Fusée Instantanée RY 24/31 modèle 1917. Schéma |
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Fusée RYG 24/31 modèle 1918 |
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La fusée instantanée RY 24/31 mod 17 fut l'objet en 1918 de modifications importantes. La nouvelle fusée, baptisée fusée RYG 24/31 modèle 1918, présentait les avantages
Tout comme la première fusée Remondy, l'emploi avec des projectiles de trop grande vitesse initiale était prohibé, ou devait se faire en couvrant l'extrémité d'une coiffe, la pression de l'air pouvant provoquer le refoulement de la tête. |
Fusée Instantanée RYG 24/31 modèle 1918. Cet exemplaire n'a pas été nettoyé, pour préserver son marquage d'origine |
Fusée Instantanée RYG 24/31 modèle 1918. Marquage : '24 31 RYG / Mle 1918 / CN 5M-35' |
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Fusée Instantanée RYG 24/31 modèle 1918 - porte-amorce mâle démonté |
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Fusée Instantanée RYG 24/31 modèle 1918 - Autre modèle mieux nettoyé, tête de percuteur en bon état |
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Fusée Instantanée RYG 24/31 modèle 1918 - Les deux fusées sont identiques |
Fusée Instantanée RYG 24/31 modèle 1918 - vue du dessus |
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Fusée Instantanée RYG 24/31 modèle 1918, détail de la tête de percussion, en aluminium corrodé par le temps |
Fusée Instantanée RYG 24/31 modèle 1918. Schéma |
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Fusée avec ou sans retard pour matériel de tranchée |
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Ce modèle de fusée à tige sans retard (ou avec retard) pour matériel de tranchées instantanée était plus rustique que la fameuse 24/31 mod. P.R.1916. Elle remplissait cependant la même fonction, faisant précéder le projectile d'une tige destinée à actionner le mécanisme de mise à feu avant même que l'ogive ne touche le sol.
Il existait un modèle sans retard, et un autre avec retard. Elle équipait principalement les projectiles des
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Fusée sans retard pour matériel de tranchée, montée sur tête d'ogive pyramidale, de diamêtre approximatif 140mm |
Fusée sans retard pour matériel de tranchée. Détail de la tige du percuteur, avec goupille |
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Fusée sans retard pour matériel de tranchée. Vue du détonateur, avec autre exemplaire à côté |
Fusée sans retard pour matériel de tranchée. Modèle désolidarisé de son ogive, charge-relais bien nettoyée |
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Fusée sans retard pour matériel de tranchée. Vue du détonateur, avec autre exemplaire à côté |
Fusée sans retard pour matériel de tranchée. Modèle désolidarisé de son ogive, Vue sur la goupille |
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Fusée sans retard pour matériel de tranchée. Un autre modèle, avec l'embout en aluminium encore présent |
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Fusée à double effet 25/38 Mod 1880 |
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Le système pyrotechnique Français à barillet est une évolution technologique majeure des anciennes fusées en bois, ou métalliques à pan, creusés de canaux. Son principe, appliqué pour la première fois dans ces fusées de campagne 25/38 en 1880 sera décliné sous plusieurs variantes jusqu'à la seconde guerre mondiale.
Cette fusée à double effet 25/38 Mod 1880 initiale possédait donc un cordon fusant enroulé en spirale. Des évents gradués (de 0 à 22 secondes) sur le chapeau protecteur permettaient de le percer et de le faire communiquer avec une chambre centrale où se situait le système d'amorçage, déclenché au départ du projectile. Le temps avant explosion était déterminé par la longueur du cordon entre ce perçage et sa base, où il mettait à feu une chambre à poudre. La fusée 25/38 m80, à double effet, était équipée de plus d'un système percutant de type Budin pour fonctionner à l'impact. Le modèle présenté est celui à chapeau mobile, pour lequel des graduations à la base permettaient d'ajouter de 0 à 10 secondes au temps fusant. Un modèle à chapeau fixe, sans ce réglage additionnel, existait également. |
Fusée 25/38 Mod 1880. Cette ancienne fusée n'équipait probablement que de très vieux matériels au début du conflit. Remarquer, à la base, le réglage additionnel 0 à 10 qui n'était utilisé qu'avec les modèles à chapeau mobile. |
Fusée 25/38 Mod 1880. Cette pièce, destinée à l'instruction, a été découpée pour en montrer le mécanisme. |
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Fusée 25/38 Mod 1880. La partie fusante ouverte montre sous le chapeau gradué le barillet spiralé, dans l'axe duquel vient se loger le système concutant de mise à feu. |
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Fusée 25/38 Mod 1880. La partie percutante, système Budin, est logée à l'intérieur de l'axe dans la queue de la fusée. |
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Fusée 25/38 Mod 1880. Vue du dessus, marquage '80' |
Fusée 25/38 Mod 1880. Schéma d'époquee |
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Fusée à double effet 30/38 Mod 1884, 1884 T, 1886 et 1886/89 |
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La fusée de campagne à double effet de 30/38 mm modèle 1884 comportait donc un appareil fusant à barillet (système Français) et un système percutant dans la queue. Le chapeau du système fusant était gradué de 0 à 22 secondes.
Il fallait percer l'évent correspondant à la durée de combustion voulue pour faire communiquer au bon endroit le tube fusant spiralé et le mécanisme interne de mise à feu. Cette opération fur bientôt réalisée avec un débouchoir double, la fusée se voyant affublée d'un tenon à la base du cône pour la rendre compatible avec cet appareil (la '30/38 mod 84' s'appellera à dater de cette modification la 'fusée de campagne à double effet de 30/38 mod 84 T'). L'appareil percutant, logé dans la queue, était analogue au système Saussier. Une variante fut adoptée en 1887, avec un système percutant Saussier, la fusée de campagne à double effet de 30/38 mod 1886. Une seconde variante, la fusée de campagne à double effet de 30/38 mod 1886/89 fut dotée d'un système percutant 'Robin'. Sous ses différentes variantes, cette fusée équipait principalement les :
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Fusée 30/38 Mod 1887. Les exemplaires photographiés sur cette page semblent tous du modèle 1887 (système percutant Saussier), c'est-à-dire la variante du 1884 (système percutant de type Saussier) |
Fusée 30/38 Mod 1887. Vue du dessous. Le canal central communique avec le tube central de l'obus pour mettre à feu la charge arrière. Le bouchon d'une des fusées a disparu |
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Fusée 30/38 Mod 1884-1887. A l'examen, deux différences notables apparaissent pour ces fusées. Celle de gauche possède un tenon, celle de droite non. De plus les longueurs des filetages sont sensiblement différentes |
Fusée 30/38 Mod 1884-1887. Vue du dessus de trois exemplaires. Deux d'entre eux sont marqués '3 - 87' et '2 - 87'. Le troisième ne possède pas de marquage |
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Fusée 30/38 Mod 1887. Vue de l'intérieur de la queue. Le dispositif percutant a disparu, mais le rugueux est toujours en place, entouré des évents de mise à feu reliés au système fusant |
Fusée 30/38 Mod 1884. Schéma d'époque |
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Fusée à double effet 30/55 Mod 1886/89(T), ou fusante 1913. |
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En 1886, la fusée à double effet de 30/55 mm mod 1886 devint la fusée standard à temps fusant de la marine.
Son système fusant était du type Français (tube fusant spiralé allumé par concuteur central et réglé par poinçonnage du repère correspondant au temps de combustion désiré), comme la fusée DE 30/38 mm mod 1884. Le mécanisme percutant était du système Robin. Cette fusée permettait toutefois des temps de vol sensiblement plus longs que les fusées contemporaines, puisqu'elle était graduée de 0 à 49 secondes. Elle équipait principalement les projectiles des :
Elle équipait principalement les projectiles des :
Cette variante Fusée fusante de 30/55 mm non détonateur modèle 1913 équipait prinicipalement les projectiles des :
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Fusée 30/55 Mod 1889 T. Pas de marquage, à part les inscriptions 'INSTRUCTION' et 'INERTE' à la base |
Fusée 30/55 Mod 1889 T. Vue arrière, montrant les deux évents de communication de la flamme |
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Fusée 30/55 Mod 1889 T. Modèle démonté |
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Fusée 30/55 Mod 1889 T. Exemplaire acheté en brocante, vue montrant le poinçonnage du débouchoir à la graduation '23 secondes' |
Fusée 30/55 Mod 1889. Autre exemplaire montrant le poinçonnage du débouchoir à la graduation '21 secondes' |
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Fusée 30/55 Mod 1889. Détail de la vis de remplissage de la chambre à poudre |
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Fusée 30/55 Mod 1913. Exemplaire trouvé en Champagne, sur ogive à balles de 75 mm. Pas de marquage, mais il s'agit certainement du modèle fusant 1913 (pas de rugueux dans la queue, monté sur un obus à shrapnell de 75, de DCA) |
Fusée 30/55 Mod 1889. Modèle initial sans tenon, marqué '30/55 - ECP 1 - 03 - Mle 89' |
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Fusée 30/55 Mod 1913. Vue du dessous montrant les orifices de mise à feu de la charge principale, et l'absence de rugueux de ce modèle strictement fusant |
Fusée 30/55 Mod 1889. Schéma d'époque |
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Fusée à double effet 40/55 Mod 1880/93. |
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Une variante à la fusée double effet 25/38 mm mod 1880, destinée aux obus lourds en fonte (avec un oeil de 40 mm), de taille supérieure, fut développée dès 1880, avec un chapeau mobile (graduations à la base de 0 à 10 en plus des graduations du barillet) et un système percutant de type 'Siège et Montagne'.
Cet ancètre, la fusée non détonateur double effet 40/55 mm mod 1880 fut modernisé en 1893, par l'adoption des barillets classiques du type de ceux des fusées de 30/55. Elle prit le nom de fusée non détonateur double effet 40/55 mm mod 1880/93. Elle disposait d'une spirale fusante graduée de 0 à 49 secondes. Les modèles 93 avaient été modifiés de telle sorte à bloquer le système de chapeau mobile. Il semble que ces modèles anciens furent peu employés durant le conflit. Les pièces montrées en photo ci-contre montrent pourtant une fusée de ce type, marquée 40/55 - ECP 1-96 - ECP.R.1.08, équipée d'un tenon, et montée sur une ogive d'obus à balles de 75 mm. De plus, le rugueux du percuteur du système percutant est absent... Assemblage hybride avec pièces de récupération en début de conflit, ou variante inconnue ? |
Fusée 40/55 Mod 1880 m93. Exemplaire acheté à un collectionneur, le filetage de 40 mm est ici étrangement caché sous une protection de laiton. |
Fusée 40/55 Mod 1880 m93. Marquage du dessus '40-55 - ECP 94' |
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Fusée 40/55 Mod 1880 m93. Cet exemplaire étrange a du servir à l'instruction, et est planté sur un clou en acier |
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Fusée 40/55 Mod 1880 m93. Marquage latéral 'Mle 80 - M93' |
Fusée 40/55 Mod 1880 m93. Toujours le même étrange modèle, avec une vue sur les graduations supplémentaires de la base du cône. Ce modèle ne présente pas de tenon pour débouchoir double |
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Fusée 40/55 Mod 96 ?. Exemplaire étrange trouvé dans les Vosges, sur ogive à balles de 75 mm |
Fusée 40/55 Mod 96 ?. Marquage supérieur : '40-55 - ECP 1 96' |
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Fusée 30/55 Mod 96 ? L'exemplaire trouvé dans les Vosges ne possède pas de rugueux. Etrange... |
Fusée 30/55 Mod 96 ? Marquage latéral 'ECP.R.1.08', qui ne nous éclaire pas plus sur cette énigme ! |
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Fusée double effet 22/31 Mod 1897 / 1916 |
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Cette fusée à double effet 22/31 Mod 1897, reprenant le principe typiquement français des fusées à tube spiralé fusant, fut spécifiquement créée sur base du modèle 18/28 Mle 1886/89 pour le canon de campagne de 75 mm modèle 1897, à destination des obus à balles à charge arrière.
Graduée de 0 à 24 secondes pour le fonctionnement fusant (initié par un concuteur logé dans le centre de la tête), le temps avant explosion était réglé par poinçonnage de l'échelle par un appareil spécialisé appelé 'débouchoir double' (nécessitant la présence d'un tenon à la base de la fusée). Les modèles fabriqués après le début de la première guerre mondiale ne comportaient plus de graduations intermédiaires entre les trous. Le dispositif percutant de cette fusée à double effet, fonctionnant à l'impact, était du système Saussier. La fusée double effet 22/31 Mle 1897 équipait principalement les projectiles des :
En 1916, une variante fut produite, similaire au mod 1897, mais dépourvue de tout système percutant (indiscernables extérieurement). Ce modèle exclusivement fusant, appelé 'Fusée fusante de 22/31 mod 1916', équipait principalement les projectiles des :
La fusée 22/31, sous sa version 1897 ou 1916 est la fusée à temps Française que l'on retrouve le plus fréquemment de nos jours sur les champs de bataille. |
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Fusée 22/31 Mod 1897. Trois exemplaires trouvés en Champagne. Le premier a été débouché pour un fonctionnement à 12,2 secondes, le troisième à 17,3 secondes. Remarquer la déformation du second, par le choc d'arrivée |
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Fusée 22/31 Mod 1897. Bel exemplaire, un profil typique des champs de bataille |
Fusée 22/31 Mod 1897. Détail de dessus : inscriptions'ECP 10 05' - '22-31 Mle 97' |
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Fusée 22/31 Mod 1897. Exemplaire dégagé de l'ogive, marquage 'ECP 21 01 - 22-31 Mle 97 |
Fusée 22/31 Mod 1897. Vue arrière de deux exemplaires. L'un d'entre eux à conservé le bouchon de queue |
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Fusée 22/31 Mod 1897. Intérieur de l'ogive, avec détail des ouvertures de la fusée, communiquant l'impulsion à la charge |
Fusée 22/31 Mod 1897. Schéma d'époque |
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Fusée fusante ou à double effet 24/31 Mod 1915 et 1916 |
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Développée sur la base d'un corps de fusée de 22/31, mais avec un filetage de base de 24 mm, cette fusée-détonateur double-effet de 24/31mm Mle 1915 répondait au besoin d'une fusée-détonateur à double effet, qui manquait au dispositif Français du début de la guerre (aucune des fusées à temps, fusante ou à double effet d'avant-guerre de permettait l'ajout d'un détonateur).
Un des avantages de disposer des détonateurs accouplés aux fusées plutôt qu'aux obus était la plus grande facilité de conserver celles-ci à l'abri des intempéries que les obus. Le bas de la queue de la fusée présentait in filetage mâle qui permettait de visser un détonateur (douille porte-amorce) du même type que celui utilisé avec les fusées percutantes Mle 1899. Le dispositif fusant était gradué de 0 à 24 secondes comme pour la fusée DE 22/31 Mle 1897. Le dispositif percutant, logé dans la queue, était du système Robin. Il était isolé du système fusant par un obturateur, pour éviter d'être activé par celui-ci. Un court retard de 0,05 secondes était systématiquement monté, pour éviter les éclatements dans le tube d'obus explosifs munis de cette fusée. Ce modèle, appelé Fusée-détonateur double-effet de 24/31mm Mle 1915, équipait principalement les projectiles des :
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Fusée double effet 24/31 Mod 1916. Vue arrière de deux modèles, côté détonateur (douille porte-amorce femelle) |
Fusée double effet 24/31 Mod 1916. Vue de dessus; pas de marquage visible |
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Fusée double effet 24/31 Mod 1916. Ces deux fusées identiques ne diffèrent que par la présence, sur une d'entre elles d'un chapeau de protection en plomb étamé, à arracher avant le tir |
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Fusée double effet 24/31 Mod 1916. Vue de côté |
Fusée double effet 24/31 Mod 1916. Schéma d'époque |
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Fusée fusante ou à double effet 24/31 A Mod 1916 et 1918 |
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L'allongement de la portée du canon de campagne de 75 mm, par l'adoption d'obus explosifs plus aérodynamiques, rendit insuffisante la durée de la trajectoire fusante permise par la fusée de 24/31 Mle 1916.
On construisit donc en 1918 une fusée-détonateur double effet dotée d'une spire supplémentaire (6 spires au lieu de 5), graduée cette fois de 0 à 31 secondes, nommé Fusée-détonateur double effet A de 24/31 mm Mle 1918, avec un 'A' pour 'Allongée'. Le système percutant logé dans la queue était du système Robin. Elle peut être reconnue de la fusée non allongée par ses graduations, bien entendu, mais aussi par la base de son plateau, environ de moitié moins haute. Un modèle strictement fusant, destiné au tir contre aéronefs, sans système percutant dans la queue, avait été construit en 1916 : la Fusée-détonateur fusante A de 24/31 mm Mle 1916 |
Fusée double effet A 24/31 Mod 1918. Modèle trouvé en Chapagne, détonateur détruit |
Fusée double effet A 24/31 Mod 1918. Deux exemplaires, dont l'un est encore couvert de la coiffe de protection en plomb étamé |
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Fusée double effet A 24/31 Mod 1918. Coiffe de plomb étamé retirée |
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Fusée double effet A 24/31 Mod 1918 et 24/31 Mod 1916. Remarquer la différence de hauteur de la base du cône, entre le modèle allongé et le modèle original |
Fusée double effet A 24/31 Mod 1918. Schéma d'époque |
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Fusée fusante ou à double effet LD 24/31 Mod 1917 et 1918 |
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La durée de combustion de la fusée détonateur de 24/31 Mle 1916 était insuffisante pour les portées de l'artillerie de calibre supérieur au 75 mm (avant l'amélioration des performances de portée de celui-ci également). En conséquence, un modèle considérablement allongé, comportant 9 révolutions du tube fusant au lieu de 5, fut conçu.
Cette Fusée-détonateur double effet LD de 24/31 mm Mle 1917, avec 'LD' pour 'Longue Distance' était graduée de 0 à 51 secondes, et était équipée d'un système percutant de type Robin logé dans la queue. Elle équipait principalement les obus explosifs des :
Pour être complet, il faut enfin noter la construction en 1918 d'une Fusée-détonateur double effet LDA de 24/31 mm Mle 1918 (également construite en modèle strictement fusant), avec 'LDA' pour 'Longue Distance Allongée'. Comportant 10 spires, et graduée de 0 à 75 secondes, cette dernière fusée (non présente sur les photos de ce site) équipait les obus de l'artillerie lourde, et en particulier de l'ALGP (Artillerie Lourde à Grande Puissance). |
Fusée double effet LD 24/31 Mod 1916. Fusée impressionante par sa longueur ! |
Fusée double effet LD 24/31 Mod 1916. Vue du dessus, avec la vis permettant d'ouvrir le système concuteur |
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Fusée double effet LD 24/31 Mod 1916. Deux modèles, dont l'un muni de la coiffe de protection en plomb étamé |
Fusée double effet LD 24/31 Mod 1916. Vue arrière sur le détonateur (porte-amorce) |
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Fusée double effet LD 24/31 Mod 1916. Porte-amorce démonté pour montrer le filetage mâle de la queue |
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Fusée double effet LD 24/31 Mod 1916. Vue du dessus de la pièce munie de la coiffe protectrice |
Fusée double effet LD 24/31 Mod 1916. Schéma d'époque |
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Fusee a double effets a deux plateaux Saint Chamond. |
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Exception notable a l'emploi generalise des barillets fusants dans l'Armee Francaise pour la fabrication de fusees a temps, cette Fusee a double effets a deux plateaux Saint Chamond utilisait le systeme classique de plateaux tournants en vigueur dans la plupart des autres armees. Le disque inferieur etait gradue de 1 a 18.
Le reglage des fusees a double effet St Chamond etait realise avec un appareil designe 'Regloir' ('regloir automatique sur banc a trepied') Cette fusee equipait principalement les projectiles des :
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Fusee a double effets a deux plateaux Saint Chamond. Images gracieusement pretees par Florian Garnier |
Fusee a double effets a deux plateaux Saint Chamond. Une des rares fusees a temps Francaises a utiliser le systeme a plateaux rotatifs |
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Fusee a double effets a deux plateaux Saint Chamond |
Fusee a double effets a deux plateaux Saint Chamond |
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Fusee a double effets a deux plateaux Saint Chamond, demontee |
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