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La grenade de la IIIème armée Pétard plus que grenade, c'est un tube préfragmenté de dimensions (longueur 12.5 cm, diamètre intérieur 3 cm) faites pour 'habiller' une cartouche de mélinite de 100g, avec un détonateur en son centre relié par une mèche à un petit bloc en bois contenant des amorces de chasse, que l'on pouvait mettre à feu par percussion sur un clou. Plusieurs modèles de cylindres existèrent, et l'on rencontra ce dispositif jusqu'en 1917 (la cheddite remplaçant la mélinite), à chaque fois que la demande dépassa l'offre industrielle en grenades modernes. Poids approximatif 550 g, 100 g de melinite puis de chedditeRetour en haut de page
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Le pétard pour destruction de barbelés De conception sommaire, il s'agit simplement d'un cylindre de tôle roulée et rivetée, fermée à l'extrémité supérieure par un bouchon de bois, et à l'extrémité inférieure par un manche de bois. Ce dernier, creux, reçoit un allumeur à traction qui met le feu à une mèche (retard de 5 secondes) reliée aux détonateurs. Ceux-ci font exploser la charge de 400 g de cheddite contenue dans le cylindre. Un modèle doublant la charge explosive (800 g), plus long, apparut en 1916. Poids approximatif 600 g, 400 g de chedditeRetour en haut de page
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La grenade modèle 1914 L'amélioration consistait en un quadrillage intérieur de la sphère de fonte (pour fragmentation) et un filetage pour montage du détonateur (fusée 1914, à traction). Lourde, cette grenade pouvait être lancée à l'aide d'un bracelet, peu pratique dans l'espace exigu des tranchées. L'optimisme du début de la guerre en retarda la fabrication, et ce modèle ne fut distribué qu'en 1915 aux poilus qui avaient entretemps utilisé des moyens de substitution plus artisanaux, comme les pétards raquette ! Poids 1 kg, 110 g de poudre (puis de cheddite)Retour en haut de page
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La grenade Besozzi Sa forme, son quadrillage externe et sa maniabilité préfigure des grenades modernes qui sortiront des arsenaux peu après. Allumage 'primitif' par mèche à tête phosphorée, à allumer sur un frottoir fourni, mais plus sûrement au fourneau de pipe ! Il semble que les modèles fabriqués en France avaient une gorge latérale pour la sortie de la mèche, tandis que la mèche sortait perpendiculairement à la surface pour les modèles importés d'Italie Poids 630 g, 60 g d'explosif P.Retour en haut de page
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La grenade P1 (percutante n°1) L'amorçage réalisé en coupant la ficelle qui retenait la cuiller en aluminium ou en acier fut à l'origine de nombreux accidents. La mise à feu par un détonateur percutant interne actionné à l'impact nécessitait que la grenade atterisse bien droite, ce qu'était censé assurer un ruban-empennage libéré par la remontée de la cuiller à l'amorçage... Dangereuse, allumage pas très fiable, et fragmentation déficiente (voir photos), cette grenade ne fut pas une réussite ! Poids 550 g, 30 g d'explosif PRetour en haut de page
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La grenade F1 (fusante n°1) Elle est dangereuse dans un rayon de 200 m, et sa fragmentation est raremement parfaite. L'allumage des premiers modèles, munis d'un bouchon allumeur à percussion modèle 1915 (photo) se faisait en retirant la coiffe de protection, puis en frappant sur le percuteur. Les modèles suivants furent munis d'un allumeur automatique Billant modèle 1916 B (type Mills) et survécurent jusqu'en 1940 ! Poids 630 g, 60 g de cheddite.Retour en haut de page
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La grenade OF1 (offensive n°1) Retour en haut de page
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La grenade Foug Citron 1916 Bonne fragmentation par optimisation de la forme et de la charge, faible coût de fabrication. Sa forme la fit appeler Grenade 'citron'. Système d'allumage par percuteur logé dans un sabot en bois faisant office de bouchon (disparu sur certains des les exemplaires reproduits). Ne possédant pas de système de sécurité (goupille), elle était donc assez dangereuse malgré un simple capot de protection en tôle placé sur le détonateur pour le transport. Poids 550 g, 90 g de cheddite.Retour en haut de page
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La grenade Suffocante modèle 1914 D'intérieur en laiton étamé pour résister à la corrosion du liquide irritant, puis en fer plombé pour les mêmes raisons, elle contient une charge de poudre noire pour disperser l'acroleïne qui est le liquide lacrymogène. Le modèle de la photo est en fer plombé (corps supérieur peint en rouge). A partir de 1916, des bouchons automatiques Billant (modèle 1916) remplacèrent les bouchons à percussion (modèle 1915). Poids 400 g, 200 g de liquide lacrymogèneRetour en haut de page
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La grenade VB (Viven-Bessières) Elle était tirée à l'aide d'un tromblon fixé au fusil Lebel, en utilisant une cartouche classique. Elle était traversée dans son axe par un cylindre du diamètre de la balle, et le tube du détonateur était parallèle à cet axe. Au moment du tir, la balle traversait le tube central, et en sortant actionnait un petit levier placé sur la partie externe du détonateur, déclenchant le mécanisme de mise à feu. Les gaz d'éjection, s'accumulant dans le tromblon éjectaient le corps de la grenade jusqu'à 180 m. Une petite coiffe en laiton, avec un trou pour le passage de la balle en son centre, était généralement placée sur la tête de la grenade pour prévenir d'un déclenchement accidentel du levier. Cette grenade était tellement efficace qu'elle modifia la tactique de l'infanterie française : chaque compagnie disposait de 16 tireurs VB, lui conférant une puissance de feu très maniable et discrète à la fois pour les actions offensives et défensives. Poids 475 g, 60 g de chedditeRetour en haut de page
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La grenade de mortier pneumatique Brandt Le tube du lanceur faisait 1m30 de long et 60 mm de calibre, relié à un système de réservoirs, piston et culasse mobile, pour un poids total de 22 kg. Un affût trépied de 16 kg pouvait être utilisé. Développé initialement comme lance-grenades pneumatique, ce mortier finit par se voir doter de projectiles spécifiques, à empennage court vissé à la base du cône. Poids et type d'explosif inconnus Retour en haut de page
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La grenade DR Composée d'une base empennée en tôle fine emboutie, d'un corps préfragmenté en tôle plus épaisse emboutie également, d'un capuchon en bois porte-détonateur, cette grenade ne donna jamais tout à fait satisfaction, de par la difficile mise au point de son détonateur percutant qui causait soit des détonations prématurées au départ, soit n'explosait pas de manière certaine à l'arrivée.
Ce projectile fut également utilisé sur des 'bombardes Garnier', composées d'un cadre surlequel étaient montés 4 canons de fusil Gras portant chacun deux mandrins de tir de grenade, pour tirer des salves de 8 DR. Poids 550 g, 85 g chedditeRetour en haut de page
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