QUELQUES GRENADES ANGLAISES

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Grenade N°24 Mk I
GRENADES A MAIN
Grenade Battye
Grenade Mills
Grenade N°34 Mk III

GRENADES A FUSIL
Grenade à fusil N°12 Mk I
Grenade à fusil N°20 Mk I
Grenade à fusil N°24 Mk II

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Grenades anglaises



Grenades à main


Grenade Battye Grenade Battye vide

La grenade Battye
date de mai 1915 et est une improvisation due à un certain Major Battye qui fabriquer ce simple cylindre fragmenté à Béthune (France), à plusieurs milliers d'exemplaires.

Ce corps de grenade était rempli d'une charge d'ammonal, et fermée par un bouchon de bois au travers duquel était pratiqué un trou pour y placer une simple mèche ou un dispositif d'allumage plus sophistiqué (à traction ou rotation).

L'emploi de grenades d'improvisation, dont celle-ci n'est qu'un exemple, fut interdit à la fin 1915 dans l'armée anglaise, suite aux nombreux accidents.

Poids 550 g

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Grenade Mills anglaise Grenade Mills, vue de devant avec la vis de remplissage

La grenade Mills n°5
apparut en mai 1915. Issue d'une idée belge (Dewandre - Roland) et conçue par l'ingénieur de Birmingham William MILLS, elle fut de loin la meilleure grenade du conflit.

La longévité de ses différentes versions fut telle qu'elle sera toujours employée en 40 / 45, et retirée du service seulement en 1970 !

En tout plus de 50 millions de ces grenades furent fabriquées pendant la guerre par plus d'une centaine de sous-traitants.

Sa maniabilité, son pouvoir de fragmentation, et son système de détonateur interne, qui l'isolait des problèmes classiques d'humidité, assurèrent une bonne part de ce succès.

Poids 770 g.

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Grenade Mills anglaise, vue de dessous, bouchon retiré montrant le détonateur interne Grenade Mills, détail culot avec marques de fabrique (octobre 1915 - Calthorpe Motor)
Grenades Mills anglaises, celle de gauche a été trouvée dans les Flandres près de Hooge

Grenade à main n°34 Mk III - vue montrant la vis de chargement en pleine face Grenade à main n°34 Mk III - logement de l'allumeur

La grenade n°34 Mk III
est la troisième évolution d'une série de grenades n°34, répliques anglaises à la grenade oeuf allemande si maniable.

Les 3 modèles (Mk I - 1917 ; Mk II - février 1918 ; Mk III - mars 1918) possèdent un corps en fonte fermé par une vis de chargement en pleine face, et d'un allumeur à percussion.

Le modèle Mk III est la dernière évolution, utilisant le détonateur amélioré de la Mk II (retard 7 secondes et anneau de sécurité), et de corps plus étroit que ses ancêtres.

Poids inconnu,charge d'alumatol

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Grenade à main n°34 Mk III, allumeur à percussion démonté



Grenades à fusil


Grenade à fusil N°2 Mk I reconstituée. Marquage : 'THE COTTON POWDER Co Ltd - HALES PATENT LONDON - 8 M/M - B

La grenade à main et à fusil N°2 MKI
a été crée en 1907 pour l'exportation vers le Mexique par la société MARTEN HALE, mais utilisée par les armées françaises et anglaises dès le début de la guerre.

Le corps de la grenade, un cylindre de laiton, contenait la charge explosive et le détonateur à percussion, fonctionnant par inertie. Une double ceinture de fonte préfagrementée enserre le tout.

Un manche de 40 cm à ruban est monté pour utilisation en grenade à main. Pour le tir au fusil, une tige peut être montée, de 25 cm de long et de 7 mm de diamètre pour les fusils anglais, ou de 8 mm de diamètre pour utilisation avec les fusils Lebel français

Cet engin était particulièrement peu sur, très sensible une fois la goupille enlevée.

Poids inconnu, charge de Tonite

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Grenade à fusil N°2 Mk I reconstituée. Détail du corps sectionné. Grenade à fusil N°2 Mk I reconstituée. Montage en souvenir de guerre.

Grenade à fusil n°20 Mk I avec tige

La grenade à fusil n°20 Mk I
est une évolution datée de juin 1917 de la célèbre grenade à fusil n°3 Mk I de 1915.

Moins coûteuse que son aïeule qui comportait une hélice dont la rotation armait la grenade au début de sa trajectoire, elle conserva cependant sa réputation de sûreté.

Comme toutes les grenades à tige, elles étaient tirées en les enfilant dans le canon d'un fusil d'infanterie classique, mais armé d'une cartouche spéciale sans balle.

L'emploi par inadvertance d'une balle classique représentait le principal risque d'accident...

Poids inconnu, ammonal

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Grenade à fusil n°20 Mk I avec tige, détail du dessus, bouchon porte détonateur dévissé Grenade à fusil n°20 Mk I avec tige, détail du dessus

Grenade à fusil n°24 Mk II avec tige

La grenade à fusil n°24 Mk II
est une ultime simplification datée de 1918 de la série de grenades à fusil n°3 à n°20.

Toujours tirée d'un fusil classique armé d'une cartouche à blanc, on enfonçait sa tige dans le canon.

Le corps de cette grenade, non pré-fragmenté, est coulé en fonte. On peut comprendre que cela représentait une grande simplification de fabrication par rapport aux modèles usinés dans de l'acier.

Le modèle présenté ci-contre a perdu son bouchon de fermeture.

Poids inconnu, ammonal

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Grenade à fusil n°24 Mk II avec tige, détail de la queue, avec goupille de sécurité Grenade à fusil n°24 Mk II avec tige, détail de la tête, capuchon dévissé (perdu)