LES SOUVENIRS DE COMBATTANTS ET L'ARTISANAT DE TRANCHEES

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Introduction

Presse papiers et bibelots
Encriers et porte-plumes
Chandeliers et lampes
Douilles
Divers


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Introduction : De l'art des souvenirs de guerre des soldats de 14-18

Dès les premières semaines du conflit en août 1914 et comme dans toute guerre, la collecte de trophées pris à l'ennemi - casques, calots, armes, ceinturons, etc... - permet aux soldats de se constituer udes souvenirs ou de les céder fièrement à sa famille. La guerre de positions s'installant après quelques mois, les déchets métalliques créés par lee munitions des combats et le déluge d'artillerie concentrés sur des zones où le front bouge à peine s'accumulent. Du cuivre, du laiton, du bronze, de l'acier, de l'aluminium sont à disposition en profusion.

Petit à petit des soldats plus habiles que les autres se mettent à collecter et transformer ces pièces inertes en souvenirs élaborés et parfois annotés ou signés. Au fil du temps ces objets initialement personnels s'échangent ou se monnayent et des ateliers s'organisent parfois. Cet "artisanat de tranchées" mérite également le nom d' "art des tranchées" par la créativité artistique qui s'en dégage.

Il est intéressant de noter que la nation la plus prolifique dans cette pratique semble avoir été la France. A l'inverse, les souvenirs de guerre Allemands de ce type sont très rares : soumis à un sévère blocus maritime, le IIe Reich ne pouvait pas importer certains métaux (et en particulier le cuivre) nécessaire à sa puissante industrie de guerre. C'est avec la substitution par des métaux et alliages moins nobles, ainsi que le pillage des contrées envahies et le recyclage systématique des objets récoltés sur les champs de bataille que le pays dût compter pour pourvoir à ses besoins gigantesques en matériel et munitions. De ce fait il était formellement interdit aux soldats Allemands de conserver ou transformer en souvenirs les munitions et autres objets militaires échoués sur le front.

En France, après la guerre, rares étaient les foyers qui ne possédaient pas dans leur bureau, leur pièce de vie, ou sur leur cheminée, un souvenir de poilu. Or la Grande Guerre fut le plus souvent pour les soldats qui y participaient et pour ceux qui en sont revenus une expérience incommunicable de violence, de terreur et de misère Le lettres qu'écrivaient ces hommes à leurs proches, leurs histoires racontées au cours de leurs permissions, leurs souvenirs de guerre contés au coin du feu étaient souvent adoucis, les images les plus terrifiantes de ces années d'horreur restant enfouies dans leur tête pour protéger leur famille, pour se protéger eux-mêmes.

Et cette réalité produit un aspect fascinant de l'artisanat de tranchées : que voyaient vraiment les vétérans de guerre dans ces artistiques presse-papier, vases, bagues, briquets, encriers, ... que leurs familles ne voyaient pas ?

Tentons de nous mettre brièvement à la place de l’ancien combattant qui avait ramené à la maison le souvenir figuré à gauche, daté de 1918. Réalisé sur base d'une fusée allemande explosée, cet objet trônait maintenant sur la cheminée du foyer familial. Pour ses proches à l'époque, il possédait probablement une certaine charge émotionnelle associée à la survie de l'être cher, et peut-être des qualités esthétiques.

Mais le vétéran, lui, qui avait ramassé cette fusée tueuse d’hommes encore chaude peut-être sur un champ de bataille fumant et bouleversé, à l’issue d’un violent bombardement destiné à le broyer, le gazer ou l'ensevelir, sous le vacarme duquel il avait été épouvanté et terrifié, et au cours duquel plusieurs de ses camarades aveient peut-être été tués ou atrocement mutilés... quelles images, bruits, odeurs et cris terribles revenaient en sa mémoire et gardait-il soigneusement pour lui lorsque, dans un silence recueilli, il regardait les barbes qu'arbore cet étrange et élégant objet d'art et qui ne sont autres que de terribles éclats d'acier déchiqueteurs de chair ?

A la mort du papy ou de sa veuve, ces objets soudain privés d'histoire et devenus ramasse-poussière furent souvent jetés, ferraillés, revendus ou enfouis dans les greniers.

Examinons-en quelques exemplaires.



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Les presse-papiers et bibelots

Ces objets étaient le plus souvent réalisés avec une simple fusée d'artillerie démilitarisée, parfois laissée en l'état ou au contraire transformée. Elle n'avait pas d'autre rôle qu'ornemental, son propre poids lui permettant éventuellement d'être posé sur une pile de papiers pour les empècher de s'envoler.


Le simple poids d'une fusée massive allemande, même tronquée, et l'éclat de son laiton suffit à créer un presse papier esthétique et chargé de souvenirs. Ici, cette fusée percutante de culot BdZ06 a été sciée sous le pas de vis de 51.5mm pour ôter la queue détonateur, et soigneusement polie.

Seuls les marquages de la fusée sont présents ('Bd.Z.06 - Sp.10 - C5671').



Il est impossible que ce trophée date de la guerre Franco-Prussienne de 1870-1871 puisque cette antique fusée fusante Schr Z c/73 allemande est d'un modèle conçu en 1873 complètement obsolète en 1914. Peut-être fut-elle utilisée en 1914-1918 avec de vieux stocks d'obus et ramassée sur un champ de bataille ? Ou bien s'agit-il d'un souvenir d'avant guerre ?

La base filetée de la fusée a été sciée et bouchée par une feuille de métal, sur laquelle ont été soudées trois balles de shrapnel en plomb en guise de pieds. Pas de marquages.



C'est une fusée russe à double effet de 12 secondes modèle 1891 montée sur une section d'ogive, simplement équipée de pattes qui constitue ce simple presse-papiers.

Il ne semble pas y avoir d'autres marquages que ceux du disque du plateau mobile du système fusant. Photo Patrice Colin

Un peu plus sophistiqué qu'une fusée seule, ce presse-papier est composé d'une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 et du culot d'un obus à balles à charge arrière de 7.7 cm également allemand, reconnaissable à ses gorges de sertissage. Rien n'explique la bande de couleur bleue au-dessus de la ceinture du culot.

La seule insription visible est celle de marquage d'origine de la fusée, 'Dopp Z c/92 - Sb.'.



Variante du presse-papier précédent, celui-ci, toujours basé sur une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 , est cette fois montée sur la section inférieure d'une douille d'obus de 75mm dont les marquages sont largements masqués par la fusée et ne donnent que peu d'indices ('L 1906 D - RENNES')

Elle porte ses marquages en caractères arabes. Elle a donc été vraisemblablement ramenée d'Orient, peut-être des Dardanelles. Il n'y a malheureusement aucune autre annotation qui puisse donner d'autres indices.

Outre celles-ci, la seule insription visible est celle de marquage d'origine de la fusée, 'Dopp. Z. 92 - Sb.'.



Autre usage bien pratique du poids important des fusées allemandes transformées en souvenir de guerre, le presse papier ! Réalisé avec une fusée à double effet allemande Dopp Z 15 montée sur un socle en bois rudimendaire en forme d'équerre, il est possible que celui-ci soit l'un des deux exemplaires d'une paire d'objets identiques.

Les inscriptions de la fusée ('Dopp Z 15 - u.m.g - P.') sont les seules visibles sur ce souvenir.



Ce presse-papier est fabriqué sur base d'une fusée turque à double effet pour canon de 75mm M 1903 de fabrication allemande.

Elle porte ses marquages en caractères arabes. Elle a donc été vraisemblablement ramenée d'Orient, peut-être des Dardanelles. Il n'y a malheureusement aucune autre annotation qui puisse donner d'autres indices.

La fusée est montée sur un socle en bois rudimentaire et est accompagnée de 6 balles. Les 4 pieds sont également des balles dont l'ogive a été sciée.



Ce joli presse-papiers exploite l'éclat du cuivre et de l'aluminium qui composent cette élégante Fusée russe à double effet de 30 secondes. L'artisan qui l'a réalisé parfait son évidente affinité pour les matières par un socle sculpté dans du bois de bonne qualité et incrusté de nacre.

Seuls les marquages d'origine de la fusée sont présents, en chiffres romains et en cyrillique.



Pas d'autres matériau que le laiton pour ce joli presse-papier : celui d'une fusée française à double effet 30/55 Mle 1889 comme corps principal, et celui d'une douille pour le socle ainsi que pour le motif végétal qui prend la forme d'une couronne de lauriers.

Pas d'autres inscriptions que les chiffres de réglage du système fusant du barillet.



C'est une nouvelle fois une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 qui sert deebase à ce presse-papiers, simplement montée sur un socle en aluminium tout aussi simple. Ceci n'empêche pas l'ensemble de montrer une certaine allure.

Il n'y a aucune annotation, seule les marquages de la fusée sont présents ('Dopp.Z.92 f.10cmK').



Ce socle imposant en bois léger forme un beau présentoir pour cette fusée allemande ZsumWM pour minenwerfer lourd et moyen , mais si les marquages de la fusée 'Z.s.u.m.W.M. - Rh.M.F.1917' sont normaux pour ce modèle utilisé pendant la Grande Guerre, ceux du socle semblent raconter une histoire intéressante et originale.

En effet l'indication 'Cie P.G. 176' présente sur une face du socle, et celle '171' sur l'autre ne correspondent à aucune piste de la Grande Guerre, mais semblent bien pointer sur une piste plausible datant de... la seconde guerre mondiale : après 1944 la France avait organisé ses unités de prisonniers Allemands en "compagnies de prisonniers de guerre" au sein desquelles chaque interné avait un numéro en trois chiffres.

Cet objet pourrait donc être une récupération d'un trophée de tranchées de la Grande Guerre par le prisonnier Allemand n°171 de la Compagnie de prisonniers de guerre n°176 après 1944. Je n'ai pas été capable de localiser cette compagnie.



La particularité de cet ensemble assez élaboré réside dans le fait que la nationalité de la fusée qui en est le centre, une fusée britannique à double effet N°80, ne colle pas bien avec la mention 'Verdun' sur le panneau arrière en cuivre joliment décoré d'un motif bosselé de chardons, monté sur la plaque de base dans la même matière gravée de chardons également et décorée de auatre balles allemandes dont la chemise a été ouverte comme une banane.

Quelques explications plausibles permettent de répondre à ce mystère, puisque les troupes Britanniques ne furent jamais engagées dans ce secteur du front :

  • l'armée française utilisa rarement des pièces d'artillerie lourde de fabrication anglaise, ce pourrait être la fusée d'une munition d'une de ces armes
  • l'armée américaine était équipée partiellement de canons de design britanniques et intervint en 1918 dans ce secteur
  • ce souvenir de Verdun pourrait avoir été reconstitué après guerre, et la fusée ne pas être celle qui l'ornait initialement


Le panneau arrière porte la mention 'Verdun', et la fusée est équipée de ses marquages d'origine, trop effacés hélas que pour donner des indices éventuels.



Cette pièce est l'une des plus impressionnantes de ma collection, pour la charge émotionnelle qu'elle embarque.

Alors que la vaste majorité des objets mettent en scène des fusées plutôt en bon état esthétique, celui-ci au contraire exploite les formes tourmentées d'une fusée percutante allemande LKZ 16 explosée, dont la banale forme conique en aurait fait une bien mauvaise candidate à une composition artistique si elle avait été intacte.

Le contraste est saisissant entre les formes pures du socle en cuivre décoré d'une étoile à cinq branches en relief, et l'aspect sauvage des éclats encore attachés à la fusée délabrée par l'explosion. Il renforce l'impression de léthalité de la tête d'obus, qui fut un jour projetée dans les airs et à grande vitesse armée de ces terribles appendices à la recherche de chairs à déchiqueter...

La fusée ne montre plus aucun marquages, qui étaient situés dans la partie déchiquetée. Par contre une annotation gravée très intéressante : 'Neuilly saint Front - 1918' montre que ce souvenir commémore vraisemblablement la participation d'un soldat Français aux combats qui se sont déroulés dans cette commune au sud de Soissons lors de la seconde bataille de la Marne soit en mai 1918 lorsque l'offensive Ludendorff permit aux Allemands de s'emparer de cette localité, ou en juillet 1918 lorsqu'il fut repris par un assaut français accompagné de blindés légers Renault.



fusée percutante HZ 14 allemandeVoici une autre très jolie pièce de type présentoir, construite autour d'une fusée percutante HZ 14 allemande enchassée dans une tôle fine de laiton ornée de feuilles de lierre portée par quatre balles de fusil Mauser allemand. Mais cet ensemble déjà bien esthétique est complété par un impressionant et très martial panneau arrière figurant le symbôle des troupes du génie découpé dans une fine tôle de laiton et entouré de différents outils typiques de l'arme : pelle, pioche, battoir, gaffe, ancre.

La fusée ne porte que l'insciption 'HZ14'. La cuirasse du panneau arrière porte l'annotation 'Chemin des Dames - 1915 - 2e Génie'. Cette unité basée à Montpellier fournit en nombreuses compagnies du génie dans les unités combattantes du front tout au long de la guerre.



La fusée percutante allemande ZsumWM pour bombe moyenne et lourde de tranchée qui trône au sommet de ce très élégant présentoir est dans un état impeccable : aucune oxydation, peu de rayures, plateaux tournant encore.

Le socle est également remarquable, sculpté dans un beau bois enchassé de cuivre et décoré de balustrades, donnant au tout un petit air noble de bibelot de salon Empire.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'ZsumWM - 1916 (entouré de soleils levant)'.



Si la petite fusée percutante française de 24/31 Schneider mise en scène sur ce présentoir est d'une taille bien plus modeste que les massives fusées allemandes habituellement utilisées par l'artisanat de tranchées, ceci permet une impressionante mise en valeur de la feuille en laiton stylisée avec des motifs végétaux et floraux au creux de laquelle elle se loge.

La fusée, qui ne porte aucun marquage, est montée sur une section ogivale de l'obus et un cylindre en cuivre.

La feuille est gravée 'Somme - 1917'.



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Les encriers et porte-plumes

Grand classique de l'artisanat de tranchées, les encriers sont le plus souvent également réalisés dans des corps de fusées d'artillerie, dont ils exploitent la forme conique et le corps creux qu'il suffit de débarasser de ses mécanismes internes pour y loger un récipient en verre ou en métal destiné à recueillir de l'encre. Parfois un couvercle était fixé, éventuellement fabriqué dans la tête de la fusée.


Encrier simplement constitué d'une fusée percutante HZ 14 allemande sciée à sa base, évidée de son mécanisme percutant et dont la coiffe a été équipée d'une charnière, sans aucun socle.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O Vrst - FMA 15 J.'.



Encrier simple, constitué d'une fusée percutante HZ 14 allemande sciée à sa base, évidée de son mécanisme percutant et dont la coiffe a été équipée d'une charnière, sans aucun socle.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O Vrst - FMA 15 J.'.



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX simple, constitué d'une fusée percutante HZ 14 allemande sciée à sa base, évidée de son mécanisme percutant et dont la coiffe a été équipée d'une charnière, sans aucun socle.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O Vrst - FMA 15 J.'.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX simple, constitué d'une fusée percutante HZ 14 allemande sciée à sa base, évidée de son mécanisme percutant et dont la coiffe a été équipée d'une charnière, sans aucun socle.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O Vrst - FMA 15 J.'.



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX presse-papier est fabriqué sur base d'une fusée turque à double effet pour canon de 75mm M 1903 de fabrication allemande.

Elle porte ses marquages en caractères arabes. Elle a donc été vraisemblablement ramenée d'Orient, peut-être des Dardanelles. Il n'y a malheureusement aucune autre annotation qui puisse donner d'autres indices.

La fusée est montée sur un socle en bois rudimentaire et est accompagnée de 6 balles. Les 4 pieds sont également des balles dont l'ogive a été sciée.

Encrier réalisé avec une fusée percutante belge pour canon de campagne de 7.5 cm et 8.7 cm , encore vissée sur l'ogive d'un obus explosif. Le mécanisme percutant a été retiré et la tête peut être ouverte.

Le socle en bois est simple, il n'y a pas d'annotations permettant d'identifier l'origine de ce souvenir. Photo Luc Malchair



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX presse-papier est fabriqué sur base d'une fusée turque à double effet pour canon de 75mm M 1903 de fabrication allemande.

Elle porte ses marquages en caractères arabes. Elle a donc été vraisemblablement ramenée d'Orient, peut-être des Dardanelles. Il n'y a malheureusement aucune autre annotation qui puisse donner d'autres indices.

La fusée est montée sur un socle en bois rudimentaire et est accompagnée de 6 balles. Les 4 pieds sont également des balles dont l'ogive a été sciée.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX simple, constitué d'une fusée percutante HZ 14 allemande sciée à sa base, évidée de son mécanisme percutant et dont la coiffe a été équipée d'une charnière, sans aucun socle.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O Vrst - FMA 15 J.'.



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX presse-papier est fabriqué sur base d'une fusée turque à double effet pour canon de 75mm M 1903 de fabrication allemande.

Elle porte ses marquages en caractères arabes. Elle a donc été vraisemblablement ramenée d'Orient, peut-être des Dardanelles. Il n'y a malheureusement aucune autre annotation qui puisse donner d'autres indices.

La fusée est montée sur un socle en bois rudimentaire et est accompagnée de 6 balles. Les 4 pieds sont également des balles dont l'ogive a été sciée.

Cet encrier utilise le corps d'une fusée percutante allemande KZ 14 dont la tête a été équipée d'une charnière pour abriter un encrier dans le logement réservé au système percutant. La fusée est attachée à un simple socle en bois.

Le côté décoratif original est apporté par le petit avion qui surplombe la pièce, mais il amène également un certain mystère puisque le type de cet avion est plutôt représentatif de modèles de l'entre deux guerres.

Les seules inscriptions présentes sont celles de la fusée 'K.Z. 14 - ? 15'



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Cet encrier utilise le corps d'une fusée percutante allemande KZ 14 dont la tête a été équipée d'une charnière pour abriter un encrier dans le logement réservé au système percutant. La fusée est attachée à un simple socle en bois.

Le côté décoratif original est apporté par le petit avion qui surplombe la pièce, mais il amène également un certain mystère puisque le type de cet avion est plutôt représentatif de modèles de l'entre deux guerres.

Les seules inscriptions présentes sont celles de la fusée 'K.Z. 14 - ? 15'



Encrier réalisé avec une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 , dont le capuchon de tête a été modifié pour se dévisser plus facilement et accéder au réservoir à encre. Le socle en bois est orné de deux balles ouvertes permettant de poser un stylo.

Les inscriptions de la fusée ('DoppZ92 f.10cmK - Sp.') sont accompagnées d'une annotation composée de deux initiales stylisées 'L G', probablement les initiales de son propriétaire.



Cet autre encrier prend un peu l'aspect d'une grande mosquée, avec le dôme fanriqué dans une fusée à double effet allemande Dopp Z 91 , dont le capuchon de tête pivote pour donner accès au réservoir d'encre, et 4 balles de fusil vraisemblablement françaises comme tours aux quatre coins du socle en bois.

Pas d'annotations personnelles, seules des inscriptions de la fusée ('DoppZ /91 - J.') sont visibles.



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX simple, constitué d'une fusée percutante HZ 14 allemande sciée à sa base, évidée de son mécanisme percutant et dont la coiffe a été équipée d'une charnière, sans aucun socle.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O Vrst - FMA 15 J.'.



Encrier réalisé avec une fusée russe à double effet de 30 secondes dont le mécanisme percutant central a été retiré pour laisser place à un récipient pour encre. Le pas de vis mâle de la coiffe de la fusée a été scié et celle-ci a été munie d'une charnière.

La pièce est montée sur une plaque de marbre avec une rainure destinée à placer des stylos.

Pas d'autres annotations ou marquages que ceux - en cyrillique - de la fusée elle-même.



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX presse-papier est fabriqué sur base d'une fusée turque à double effet pour canon de 75mm M 1903 de fabrication allemande.

Elle porte ses marquages en caractères arabes. Elle a donc été vraisemblablement ramenée d'Orient, peut-être des Dardanelles. Il n'y a malheureusement aucune autre annotation qui puisse donner d'autres indices.

La fusée est montée sur un socle en bois rudimentaire et est accompagnée de 6 balles. Les 4 pieds sont également des balles dont l'ogive a été sciée.

Encrier réalisé avec la partie supérieure d'une fusée allemande à double effet HZ 05 Gr, du culot d'un obus à balles à charge arrière de 7.7 cm également allemand, reconnaissable à sa chambre creuse, ses gorges de sertissage, et d'une ceinture de cuivre d'un obus probablement non tiré (absence de stries) et de fort calibre, formé en fer à cheval et garni de pointes.

Le culot est recouvert d'une feuille de laiton (probablement prélevée sur une douille) et gravée de deux obus.

L'arc en fer à cheval est gravé "Fort de Manonviller - 1914", du nom de ce fort français de Meurthe et Moselle entre Toul et Epinal qui tomba en 1914 après un intense bombardement par des calibres jusqu'au 42cm et fut repris en septembre 1914 par l'armée Française.



Une autre version d'encrier avec fusée, culot et fer à cheval, cette fois composé d'une fusée française à double effet 30/38 Mod 1884, d'un culot d'obus français à mitraille de 80mm reconnaissable à ses alvéoles à balles et son fond convexe, et d'un arc en métal en forme de fer à cheval orné de fleurs de lys et de croix de Malte et portant des crochets pour y suspendre des stylos. Deux petits obus en métal brillant complètent l'ensemble.

Le fond du culot et l'arc sont recouverts d'une peinture dorée. Une charnière permet de basculer le barillet de la fusée. Pas d'autres inscritions que celles de la fusée 'ECP-3 97 - 30 38'.



Voici un encrier particulièrement élégant, basé sur une fusée à double effet allemande Dopp Z 92 , dont le capuchon de tête, équipé d'une pointe évoquant celles des casques allemands de 1914-1915 se dévisse et permet d'au réservoir à encre.

Un socle à 4 pieds a été coulé avec de l'aluminium, et un porte plumes en cuivre massif en forme de harpe muni de 4 cornes est fixé à la fusée par insertion dans un des orifices d'évacuation des gaz.

ses Les bras de la harpe sont reliés par deux barres et les lettres stylisées 'A.P.', vraisemblablement les initiales du créateur de l'objet, ou une dédicace. La fusée porte ses inscriptions ('DoppZ92 - Sp.').



Cette fois cet ensemble dégage une atmosphère vaguement asiatique, avec le motif arrière en porte plume évoquant un portail japonais. Ce motif ainsi que le socle sont coulés dans de l'aluminium, servant d'écrin à une fusée à double effet allemande Dopp Z 96 n/A , dont le capuchon de tête, qui peut se dévisser pour accéder au réservoir à encre est aussi munie d'un motif en aluminium.

Le motif sur la tête du bouchon porte les lettres 'B S D', alors que la fusée est marquée 'Dopp Z.96 n/A' et est gradué de 2 à 63.



Cet encrier utilise le sabot d'un cheval, orné de clous en cuivre et ferré dans le même métal comme socle pour un encrier fabriqué avec la partie fixe d'une fusée à double effet allemande Dopp Z 96 n/A , et est garni d'un fond en forme de fer à cheval en cuivre équipé de petits leviers mobiles en laiton manoeuvrant l'orientation de balles ouvertes.

L'extrémité de la fusée a été équipée d'un appendice en cuivre en forme de pointe de casque allemand, et se dévisse pour accéder au réservoir en métal soudé au corps de fusée. Pas d'annotations complémentaires aux marquages de la fusée : 'Dopp Z 96 n/A'.



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX presse-papier est fabriqué sur base d'une fusée turque à double effet pour canon de 75mm M 1903 de fabrication allemande.

Elle porte ses marquages en caractères arabes. Elle a donc été vraisemblablement ramenée d'Orient, peut-être des Dardanelles. Il n'y a malheureusement aucune autre annotation qui puisse donner d'autres indices.

La fusée est montée sur un socle en bois rudimentaire et est accompagnée de 6 balles. Les 4 pieds sont également des balles dont l'ogive a été sciée.

Encrier réalisé avec une fusée percutante HZ 14 allemande placée sur une feuille de cuivre découpée dans une douille et munie de 4 pieds.

Des pièces en cuivre plus rouge sont soudées sur deux coins de la feuille, ainsi que deux balles de fusil allemandes avec leur cartouche. Une charnière permet d'ouvrir la tête de la fusée pour accéder à l'encrier qui a pris la place du système percutant.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O - Siemens 15'.



Cet ensemble est étonnemment basé sur une association hétéroclite entre une tête d'ogive de fusée allemande à double effet Dopp Z S/43 et d'un corps de fusée britannique à double effet N°80, placés sur un support doté d'un panneau de fond avec rabats tous deux en cuivre de douille.

Un même motif de décoration de lierre et liseron stylisé et appliqué par gravure sur la base, et bosselage sur le fond.

Un crochet en laiton est soudé sur le corps de la fusée anglaise. Il n'y a pas d'autres inscriptions que celles des fusées.



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX simple, constitué d'une fusée percutante HZ 14 allemande sciée à sa base, évidée de son mécanisme percutant et dont la coiffe a été équipée d'une charnière, sans aucun socle.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O Vrst - FMA 15 J.'.



XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX presse-papier est fabriqué sur base d'une fusée turque à double effet pour canon de 75mm M 1903 de fabrication allemande.

Elle porte ses marquages en caractères arabes. Elle a donc été vraisemblablement ramenée d'Orient, peut-être des Dardanelles. Il n'y a malheureusement aucune autre annotation qui puisse donner d'autres indices.

La fusée est montée sur un socle en bois rudimentaire et est accompagnée de 6 balles. Les 4 pieds sont également des balles dont l'ogive a été sciée.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX simple, constitué d'une fusée percutante HZ 14 allemande sciée à sa base, évidée de son mécanisme percutant et dont la coiffe a été équipée d'une charnière, sans aucun socle.

Les seules inscriptions sont celles du marquage de la fusée : 'H.Z.14 O Vrst - FMA 15 J.'.



Pièce impressionnante par sa taille et son esthétique en forme de monument, cet encrier est composé d'une ogive équipée d'une fusée française percutante de 25/39 Mle 1875 formant encrier, posée sur un socle en bois recouvert d'une feuille de laiton lisse. Aux quatre coins des fusées françaises à double effet de 22/31 Mle 1897 sont érigées, raccordées entre elles par une chaîne en laiton.

A l'arrière, deux cartouches supportent une forme en fer à cheval enchâssée de balles recourbées, entourant une plaque en métal mat qui devait servir de présentoir à une photographie.

Ici encore, seul le marquage officiel des fusées est présent : 'R.29.96. - 77' pour la fusée percutante au centre, et '22 31 Mle 97 - ECP 2 99', '22 31 Mle 97 - ECP 25 07','22 31 Mle 97 - ECP 2 99' et '22 31 Mle 97 - ATS 1 05', pour les quatre fusées à barillet.



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Les objets divers

L'imagination et l'agilité manuelle des combattants, alliée à une bonne usinabilité des matériaux ramassés sur les champs de bataille et à leur envie de matérialiser le souvenir de leur expérience de guerre en un objet souvenir, permirent l'apparition de nombreux autres types d'oeuvres d'art des tranchées, dont voici un petit échantillon.


Il y a bien du y avoir un jour un soldat qui s'aperçut que la coiffe des grosses fusées à barillet françaises s'adaptait bien à celle des oeufs de poule... et qu'il ne fallait que quelques opérations simples pour transformer une fusée française à double effet 30/55 Mle 1889 en coquetier.

Il 'suffisait' pour ce faire de scier la queue de la fusée sous l'embase, de dévisser la coiffe et de la retourner avant de la revisser sur l'axe central logeant le système concutant, débarassé du barillet central en plomb pour obtenir le résultat espéré.

Tellement facile que de très nombreux exemplaires ont dû être fabriqués pendant la guerre de telle sorte qu'il est assez aisé d'en trouver en brocante de nos jours, sans compter que certaines personnes malhonnêtes continuent à en produire de nos jours... et à les revendre comme des originaux !



Pour cette oeuvre originale et esthétique, le créateur a cette fois travaiilé sur base de métal cuivré collecté sur les champs de bataille et façonné en bandes fines pour former un portail encadrant une pointe de casque allemand. 6 boutons d'uniforme allemand ont été soudés sur les montants, et peuvent servir de porte plume.

Comme souvent un composant de cette oeuvre forme une énigme : l'aile qui trône au-dessus d'un 7ème bouton sur la traverse ressemble plutôt à un aigle impérial couronné français, symbôle Napoléonien hors contexte de la Grande Guerre.



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